Intérêt de la Belgique pour le Rafale naval, dans le contexte d'une relance de La Défense europé


Le président de la commission de la défense de l’assemblée nationale française, Jean-Jacques Bridey, a affirmé que la Belgique avait «exprimé de l’intérêt» pour la version navale du chasseur Rafale, afin de l’utiliser à bord du porte-avions Charles de Gaulle, rapporte le site spécialisé Defence News.

«Les Belges sont intéressés par le Rafale», a affirmé M. Bridey devant l’Association des journalistes professionnels de la défense (AJD). «Pourquoi? S’ils achètent le Rafale, ce sera le Rafale naval», a-t-il ajouté.

Selon lui, la Belgique est intéressée par la capacité qu’a cet avion de combat d’opérer depuis le porte-avions français Charles de Gaulle, ce qui accroîtrait les capacités belges de déploiement. «C’est une base à la mer, après tout», a ajouté le député du parti La République en Marche (LREM), la formation du président Emmanuel Macron.

Ces propos ont été tenus lundi, a indiqué le journaliste de Defence News, Pierre Tran, à l’agence Belga, sans cacher son étonnement face à cette proposition.

Le ministre belge de la de la Défense, Steven Vandeput, a annoncé mercredi dernier que les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient remis leur «meilleure offre finale» (en jargon «Best and Final Offers», BaFO), leurs propositions chiffrées définitives pour le remplacement des F-16 vieillissants de la composante Air de l’armée. Washington propose le chasseur furtif F-35 du groupe Lockheed Martin dans sa version A (à décollage et atterrissage conventionnels) et Londres le Typhoon du consortium Eurofighter (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie).

La France n’a pour sa part présenté aucune offre chiffrée à l’échéance de la procédure des BaFO, fixée au 14 février dans le cadre de l’appel d’offres, alias «Request for Government Proposal» (RfGP), lancé en mars 2017 pour l’achat de 34 nouveaux avions de combat - mais qui n’envisage pas un appareil pouvant opérer depuis un porte-avions.

Paris a préféré proposer, hors appel d’offres, un «partenariat approfondi et structurant» fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d’un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l’Allemagne à l’horizon 2040 dans le contexte d’une relance de la défense européenne.

http://www.sudinfo.be/id40439/article/2018-02-21/remplacement-des-f-16-un-parlementaire-francais-fait-part-de-l-interet-de-la