Le traité de Rome est une inspiration du BENELUX




Le traité de Rome fait suite à un échec, celui de la Communauté Européenne de Défense (CED) en 1952, proposée par la France puis ensuite rejetée par le parlement français. La construction européenne se porta donc sur l'aspect économique et ce furent les 3 pays de l'Union économique et monétaire du BENELUX qui inspirèrent le traité de Rome de 1957.


Yves Bertoncini président du Mouvement Européen France, intervenait à Bordeaux pour la section local de Gironde le 6 janvier 2022. @yBertoncini #bertoncini #mouvementeuropéen #mouvementeuropéenGironde #MEF #MEF33 #europe #UE #EU #EuropeUnie #Europe


Le traité de Rome fait suite à un échec, celui de la Communauté Européenne de Défense (CED) en 1952, proposée par la France mais rejetée par l'opposition souverainiste au parlement français et par le général de Gaulle, ce qui força la solution atlantiste d'avoir recours à la protection américaine pour la sécurité du continent européen. Faute de pouvoir faire progresser l'Europe de la défense, par la faute des français, l'initiative fut reprise dans le domaine économique par les 3 pays du BENELUX - Belgique, Pays-Bas et Luxembourg - qui s'étaient déjà unis par l'économie dans une union douanière (1944), et par la monnaie en partageant la même devise pour la Belgique et Luxembourg (1935). Ce fut donc une proposition d'inspiration libérale qui servit de fondation au traité de Rome en 1957, pour former la Communauté Economique Européenne (CEE). Revenu au pouvoir en 1958, le Général de Gaulle fut contraint de respecter la parole donnée et d'appliquer le traité auquel il était opposé, mais en y adjoignant en compensation la Politique Agricole Commune (PAC). C'est donc par dépit que la France a accepté une approche économique anglo-saxonne dont elle se méfie intrinsèquement, en ne cessant d'y ajouter des correctifs pour s'en protéger, comme l'harmonisation fiscale et sociale, ou la politique industrielle. Pour les pays anglo-saxon en revanche, la constitution d'un marché libre et ouvert est perçue comme une bonne chose en soi. Ces pays tiennent pour valeurs cardinales les 4 libertés édictées par le président des États-Unis Franklin Roosevelt dans son discours sur l'état de l'Union (américaine) en 1941:


- la liberté d'expression

- la liberté de religion

- la liberté de vivre à l'abri du besoin

- la liberté de vivre à l'abri de la peur


Dans les pays anglo-saxons, la concurrence libre et non faussée, est perçue comme une protection fondamentale pour les individus qui peuvent entreprendre, produire, acheter et vendre à égalité de chance. Pour les français, le traité économique de Rome de 1957 fut un pis-aller dont il fallait se prémunir des excès par des correctifs comme l'harmonisation fiscale et sociale, et la politique industrielle.


La synthèse des deux cultures donna le coup d'envoi à la constitution du plus grande union économique au monde.